Frédéric Rouge

(1867 - 1950)

Biographie

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Ollon ( voir aussi : www.ollon.ch )

En 1903, à la mort de ses parents, il quitte Aigle pour s'installer à Ollon. Il y achète les " Cèdres " d'un Alsacien réfugié en Suisse après la guerre de 1870. Deux ans plus tard, il épouse Mlle Marguerite Tauxe, de dix-sept ans plus jeune que lui, qui lui donnera trois filles et qui sera la compagne attentive et tendre d'une longue vie, point toujours facile. Une vie pas très facile pour deux raisons: d'abord, Frédéric Rouge ne sera pas toujours compris. Il est l'un des derniers représentants de la peinture romantique en Suisse. L'art romantique suisse n'a pas les hautaines ambitions de l'art français, son lyrisme, sa véhémence. Il tente de laisser une trace de la vie fugitive et familière. Les peintres sont d'honnêtes témoins de leur époque qui aiment à représenter des épisodes de la vie familiale, à composer des scènes pleines de vie et de charme. Frédéric Rouge est partisan d'une discipline stricte, d'une grande rigueur dans le dessin et la composition. Il estime que l'artiste doit se soumettre à cette discipline sans prétendre y suppléer par sa personnalité. C'était aussi l'idée d'Ingres, ce n'est plus celle des artistes du XXe siècle pour qui la personnalité est tout et pour lesquels tout l'art pictural est sans cesse remis en question. Rouge se tiendra fort éloigné de ces querelles de chapelle mais, si son rayonnement local est certain, il ne parviendra pas à s'imposer dans les grandes expositions.

 

D'autre part, il rencontrera des difficultés d'argent. Certes, il a hérite une petite fortune de son père, mais l'amenuisement des dividendes, puis la crise vont durement toucher un artiste qui ne vit que de sa peinture. Il a cependant la chance de trouver en Henri Leyvraz, liquoriste à Aigle, un appui constant. C'était un vieux camarade de chasse (image ci-contre) à qui Frédéric Rouge avait offert la première affiche du "Diablerets " et dont il illustrera la publicité pendant de longues années. Henri Leyvraz croira en Frédéric Rouge et le soutiendra tout au long de sa vie.

 

F. Rouge à son ami Henri Leyvraz, souvenir de septembre 1918

 
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