Frédéric Rouge

(1867 - 1950)

Biographie

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Apprentissage

A 16 ans, aucun métier ne l'attire. Il veut dessiner et seulement dessiner et ses parents décident de l'envoyer à l'Ecole des beaux-arts de Bâle. Il y obtiendra, à 17 ans, un premier prix (voir diplôme ci-contre) et une médaille d'or qu'il se fera d'ailleurs voler le soir même ! Il y reste encore 5 mois, puis fait un stage chez le peintre d'histoire Walter Vigier, à Soleure.

Mais Bâle ne lui apporte pas ce qu'il cherche. Sa grande idée, c'est Paris, Paris, capitale des arts. Ses parents se laissent convaincre et il y partira la même année, en 1884.

Il entre dans l'atelier de Boulanger, à l'Académie Julian et il y passera trois ans, ne retrouvant que l'été sa chère plaine du Rhône. Il a la chance d'être en pension dans une famille cultivée qui le prend en amitié et qui l'entraîne à l'opéra. On peut présumer qu'il assiste à l'une des premières représentations de Manon, de Massenet, dont la création est le grand évènement musical de l'année 1884.

Agrandir le diplôme

Il fréquente aussi un autre peintre vaudois, dont le succès est grand à Paris : Eugène Burnand qui, à 38 ans, a conquis une place en vue. Son illustration des oeuvres de Mistral a été fort remarquée et, dans son salon fréquenté par la meilleure société parisienne, le bon accent vaudois de Frédéric Rouge fait sourire.

Le travail à l'Académie Julian est fort sérieux, surtout en ce qui concerne le dessin. On ne se borne pas à peindre l'apparence extérieure du modèle. On tente de retrouver la réalité du corps humain par l'étude du squelette et des muscles. On fréquente les classes de dissection. L'influence d'Ingres, celle du classicisme, sont encore très fortes chez Julian et le dessin y occupe une place prépondérante. Frédéric Rouge y gagnera un métier solide, le sens de la composition, le besoin de charpenter ses toiles.

Mais l'influence de l'Académie Julian n'est pas la seule qu'il subisse à Paris. En 1884, c'est le premier Salon des indépendants, le salon des " refusés ", de ces novateurs qui prétendent peindre des " impressions ". Degas peint les Repasseuses, Renoir, les Baigneuses, Berthe Morisot, Manet, Sisley exposent. Frédéric Rouge est très attiré par les impressionnistes, mais, en bon Vaudois, sans doute est-il un peu effrayé par le débordement de ces tempéraments fougueux. Des contacts qu'il aura avec les impressionnistes, il gardera cependant la notion de l'importance de la lumière et le goût de peindre en plein air " sur le motif ". Il suffit de songer à la grande toile qu'il devait peindre, bien des années plus tard et qui représente un lever de soleil sur la chaîne des Alpes vaudoises. Frédéric Rouge montera des dizaines de fois à Huémoz pour saisir l'instant exact où la lumière est celle qu'il désire.

Il fait encore un stage à Florence, où il peint un admirable portrait de cardinal et, à la fin de 1887, il se fixe à Aigle où son père lui installe un atelier.

 
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